« LA NUIT ET L’ENFANT »

Dans le cadre de l’Été cinématographique

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur
Le vendredi 9 septembre à 21h 
Au cinéma Le Sénéchal


CARTE BLANCHE À PASCALE CASSAGNAU*

Traversée par de multiples hypothèses sur le réel, l’histoire, l’intime, la création vidéo contemporaine de cette dernière décennie ne constitue pas un champ transcendental en tant que tel mais représente un territoire indécidable, que les artistes et les cinéastes  investissent au même titre que la photographie.

Bien des œuvres vidéos contemporaines ressaisissent un certain nombre de problématiques en les déplaçant, pour en explorer toute la portée utopique: l’appropriation de sources culturelles diversifiées issues du monde des mass media dans la perspective d’internet des réseaux comme contexte, le temps humain et l’auto-fiction de tout le monde, le singulier et l’intime, ressaisis à l’échelle d’un temps commun, entre espace public et espace privé, les représentations singulières de soi qui entrent en dialogue avec un travail de l’image. «Quelquefois, je me souviens des choses que je n’ai pas connues » écrit Marguerite Duras dans « La Femme du Gange », faisant de l’écriture et du travail de la mémoire l’indice d’une différence temporelle et d’une différence spatiale d’avec le présent.

Ce que manifestent les films Tariq Teguia, Jocelyne Saab, David Yon – films documentaires et documentés – c’est leur capacité  à traverser  l’histoire, à se ressaisir de la vérité et de la réalité, non comme visées dernières mais bien plutôt comme des outils, des réserves de formes, pour entreprendre un trajet, une trajectoire, un chemin à travers des géographies  politiques complexes. A leur tour, ces œuvres déterminent un lent exercice de lecture et de déchiffrement, plaçant en perspective tous les corpus descriptifs qui fondent la matière documentaire, interrogeant ainsi la nature même du « filmique ».

Les œuvres formulent un certain nombre d’hypothèses mises en partage qui concernent aussi bien  une retraversée de quelques topos de l’art contemporain  que le faire oeuvre, la possibilité du récit,  en engageant la promesse  “ d’histoires qui demandent à être racontées”, selon l’expression du philosophe Paul Ricoeur dans « Temps et Récit I ».

*Pascale Cassagnau est responsable des collections audiovisuelles et nouveaux médias au Centre national des arts plastiques.

DAVID YON

Né en 1979 à Provins
Vit et travaille à Marseille
Français
Site du réalisateur

Le soleil ne se lève plus sur l’Atlas algérien. Après les guerres, sur cette terre où résonne encore l’écho d’une menace, Lamine marche dans la steppe. Un enfant, à la présence rassurante l’accompagne.
 Que fuient-ils ensemble ? Un présent peuplé de mystérieux assaillants ? Les cauchemars du passé ? Cette traversée nocturne au cœur d’une nature majestueuse prend tour à tour les accents fantastiques d’une quête, d’un jeu ou d’un récit initiatique.

Ce film a reçu le soutien du CNAP / Fonds Image Mouvement


En partenariat avec
Le Sénéchal cinéma de Lectoure
L’association Ciné 32
Le CNAP / Fonds Image Mouvement